Gperc et Brice tout puissant !

Gperc2 Ce n’est pas la première fois (ni la dernière !) que l’on vous parle de Gperc, ce Pad rythmique, chaînon manquant entre percussions et guitare qui vient décupler les possibilités de jeu.
Parallèlement au lancement de la campagne de financement participatif, l’équipe Gperc organisait le 16/05/13 une soirée de présentation (sonore évidemment) de l’invention de Frédéric Riedel afin de rendre compte des nombreuses possibilités de l’accessoire… qui ne devrait pas (on l’espère) le rester… ;-)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Gperc ne semble avoir de limites que celles du musicien et de sa capacité à en tirer tout le potentiel !

Si l’on pense tout de suite à un usage pour des styles faisant la part belle à la percu. syncopée (funk, musique latine etc.), ça s’utilise très bien pour le binaire avec des « sonorités plus velues » à condition de l’intégrer toujours avec pertinence dans le jeu…

Le jeu parlons en… : utiliser le Gperc oblige à revisiter sa façon de jouer ; sans même Gpercl’avoir encore expérimenté, ça semble évident ! Frédéric Riedel nous l’a d’ailleurs confirmé, pendant sa démo. en expliquant qu’il avait dû fort logiquement travailler quelques jours avant, une nouvelle manière de l’intégrer à son jeu.

Ainsi, on ne coupera pas à la nécessité d’adapter un titre qu’on avait l’habitude de jouer classiquement, dès lors qu’il sera interprété à l’aide du Gperc.
On peut par exemple imaginer y déporter une partie des « chicka«  qu’on plaquait sur les cordes et ainsi enrichir la palette sonore…

Bref, voilà donc une future pièce intégrante de la guitare qui replace le rythme à l’endroit qu’il ne devrait jamais quitter quand on pratique : au centre de son jeu, puisque le rythme c’est le coeur qui bat en musique !

Côté rythme et exploitation du Gperc, nous avons également eu droit à une MO-NUM-EN-TALE démonstration par Brice Delage d’autant plus qu’il ré-expérimentait la chose, tâté il y a un an… (c’est dire…).
Un bien bel exemple de la nécessité de s’approprier le Pad et autant dire que la technique de jeu de Mister Delage se prête à l’utilisation du Gperc tant le bonhomme est la quintessence du guitariste rythmique (je pèse mes mots !).

Quand ce gars là ne tient pas un médiator, il utilise en effet toute la surface de sa main droite pour varier la dynamique de l’attaque et la répercuter forcément sur le Gperc, donnant ainsi à son jeu une couleur extraordinaire !
La marque des plus grands… car ne nous y trompons pas, Brice Delage c’est la classe INTERNATIONALE (et je re-pèse mes mots…).

Après la baffe prise ce jeudi soir, voilà ce que m’a donc inspiré dans cette retouche d’image, la rythmique magique de Mister Delage ;-) (et ça rime en plus…)

BDelage-Gperc

Bref, une bien agréable soirée faisant la part belle à la rythmique avec deux belles petites révolutions (l’une matériel, l’autre guitaristique) dont on espère qu’elles vont cartonner au delà du petit périmètre hexagonal…!

Fred.

Démo. du Gperc par Frédéric Riedel et Brice Delage

 

Affre…! Pas Gaucher et pas Petit ce trio !

melodymakers_afficheBonjour,

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’assister à un Master Class, précipitez-vous au premier qui se présente près de chez vous (pour peu qu’il sied à vos goûts musicaux bien sûr), vous ne le regretterez pas !

Nous avons assisté avec Pierre la semaine dernière à celui de Pierrejean Gaucher et de son fabuleux trio Melody Makers à l’école Atla ; inutile de vous dire que nous nous sommes ré-ga-lés !…

Il existe plusieurs formules de Master Class, celui-ci n’était pas axé sur la pratique mais invitait, via la découverte de l’univers musical du trio, à mieux comprendre comment pouvait se bâtir un titre ; au travers de sa structure, son ambiance ou de l’interaction générale entre les musiciens.

Une réussite d’abord dans le rythme (c’est le cas de le dire ;-) mais j’y reviendrai…) de cette session, puisque le set du groupe était émaillé (environ tous les 3 ou 4 titres), de commentaires de Pierrejean Gaucher sur leur genèse et comment ils avaient été abordés musicalement.

Evidemment ensuite dans le set lui même qui visita les deux albums du trio Melody Makers, celui de 2009 (album composé de reprises de titres célèbres Pop / Rock à la sauce Jazz) et Melody Makers II tout récemment sorti fin 2012.
Que dire… si ce n’est du grand Art couplé à de la haute voltige ! Ces trois musiciens s’entendent (et s’entendent !) parfaitement musicalement et leur complicité n’a d’égal que leur dextérité…
Il était d’ailleurs tout aussi intéressant d’écouter le trio (surtout dans de telles conditions de proximité) que de les observer se regarder : on devinait un « tiens, je prends ce chemin, tu me suis ?!… » par ci ou un « Allez, on raccroche les wagons après cette mesure… » par là…

melodymakers_masterclass

Si nous fûmes scotchés sur Pierrejean dont le jeu tout en nuance fait grand emploi du vibrato et de la pédale d’expression, on n’en pinçait pas moins pour ses deux bandmates car quels musiciens ceux-là aussi !…
Un violoncelliste électrique, Clément Petit, qui manie son instrument tant à l’archet qu’au doigt, sortant des sons pas possibles et qui fredonne en arrière plan note pour note ses phrases d’impro. …
Quant au batteur… Cédric Affre, laissez-moi vous dire (pour être « batteur refoulé » moi même ;-) ) que ce type est E-NOR-ME ! Là aussi, baguettes ou balais métalliques, rythmes variés, tout en douceur ou en puissance… la très grande classe…

Enfin, quel plaisir de terminer après la fin du set par une série d’échanges entre l’auditoire et le groupe sur tout un ensemble du sujets, évidemment musicaux et instrumentaux.
J’ai lancé la discussion en demandant à Pierrejean pourquoi les Jazzmen utilisaient si peu (voire pas du tout) les bends dans leur jeu

Hormis les tirants de cordes sur certains modèles de guitare Jazz rendant la chose impossible, il reconnut en effet (même si certains grands guitaristes n’ont pas besoin de cette technique pour enrichir leur palette) qu’il s’agissait bien là d’un espace d’expression pour lequel il n’y avait pas encore de passerelle entre les deux mondes Jazz et Pop-Rock…

Fut également abordé un thème ô combien important en musique et pour le jeu en groupe, celui du rythme ! On eut droit à un rappel des fondamentaux par Cédric concernant la différence entre tempo et rythme… Et donc ? : faites nous part de vos définitions dans les commentaires ! (sans aller fureter sur la toile, cela va sans dire ;-) ) Et le Trio se fendit d’une démonstration par l’exemple sur la notion toute relative du rythme qui peut évidemment varier tout au long d’un morceau…

Bref, une soirée pleine de bonne nourriture pour les oreilles et la tête avec des musiciens tout aussi talentueux qu’érudits de science musicale et qui plus est, non dénués d’humour puisque les chambrages entre les membres n’ont pas manqué sur les petits défauts dont chacun s’affuble à son poste de musicien… ;-)

Du Master Class de chez classe !

Fred.

Du côté de chez Pierre…

proustrevisitéBonjour,

Comme annoncé par Pierre, la Chaine Guitare a fêté ses 4 ans il y a quelques jours… mais avouez qu’on n’allait pas se contenter de simples relais sur les réseaux sociaux pour un tel événement ! ;-)

Aussi, me suis-je emparé du « micro » du Pierrot pour aller interviewer le Boss himself et lui extirper quelques confidences sur cette belle aventure en général et la guitare en particulier…

Et quoi de mieux pour un tel exercice que de revisiter le questionnaire de Proust et le mettre ainsi à l’épreuve guitaristique…

La vertu que tu apprécies chez un guitariste ?
L’économie

Et ce que tu détestes le plus ?
Le bavardage

Ton principal défaut en tant que guitariste ?
Jouer mécaniquement plutôt que musicalement

Et ta principale qualité ?
Le feeling que j’arrrive parfois à injecter dans certaines notes mais pas aussi souvent que je ne le voudrais…

La marque de guitare pour laquelle tu serais prêt à te damner ?
Paul Reed Smith

Ton Guitar Hero ultime ? (néerlando-américain de préférence, non je blague… ;-) )
Billy Gibbons

La faute guitaristique pour laquelle tu as le plus d’indulgence ?
L’énergie débordante mal contrôlée

Et celle qu’il faut châtier absolument ?
Jouer trop de notes inutiles

Le bonheur absolu pour un guitariste, ça serait ?
Jouer la bonne note au bon moment

Et le comble de la misère ?
Jouer sans écouter les autres

Si tu ne devais garder qu’UNE seule de tes guitares ? (allez, allez… un effort !)
Ma Strato. Clapton de 1998 achetée à New York chez Sam Ash sur la 48e rue

L’interview de la Chaîne Guitare qui t’a le plus fait triper ?
- Par téléphone : celle de Steve Vai
- En face à face : celle de Bertignac car c’est sur ses riffs que je me suis cassé les doigts sur ma première folk

Et celle qui t’a le plus fait flipper ? (mais du genre bien comme il faut hein ?!)
Aucune vraiment.
Bien sûr Popa Chubby m’a foutu un peu les jetons lors de la première interview en me disant qu’il arrêterait l’entretien si mes questions venaient à l’ennuyer mais finalement, ça s’est très bien passé et on a même refait une autre interview plus tard en session vidéo

LE guitariste que tu rêverais d’interviewer ?
Mark Knopfler

Si tu devais résumer la Chaîne Guitare en une devise (autre que celle du futur pitch… ;-) )
Du contenu audio et vidéo passionnant sur la guitare fait par un passionné

Enfin, ce que tu aimerais que te dise l’équipe du Founder Institute à la fin de ton pitch dans quelques mois ?
Tout est parfait, il n’y a plus qu’à exécuter le plan !

C’est tout le mal (et le bien !) qu’on te souhaite et merci de t’être prêté au jeu… bien en rythme et tout en toucher (cela va sans dire ! ;-) )

Fred.

 

Pratiquons le SolidAIR Guitar…!

20121218-132444.jpgBonjour,

En cette période où les temps sont difficiles pour bon nombre de personnes sur cette planète, pratiquer un instrument (quel que soit son niveau), peut être vu comme une espèce de « loisir privilégié » ou une futilité à côté des besoins vitaux…
C’est néanmoins oublier que la musique (entre autres) a souvent permis à certains peuples ou communautés, de s’arracher en partie à leur difficile condition… et d’enfanter par la même occasion des styles musicaux majeurs toujours pratiquer de nos jours ; you got the Blues ?…

Alors, la solidarité peut être aussi musicale surtout quand elle s’élargit à d’autre domaines tels que la santé ou le développement durable.
C’est l’objet de Music Solidarity dont il est bon de rappeler l’existence en cette période festive… le principe est simple : recycler ou valoriser le matériel musical (cordes, cymbales, lampes d’amplis etc.) pour leur redonner une seconde vie instrumentale mais également récolter de vieux instruments toujours en état de marche pour en faire bénéficier ceux qui ne peuvent s’en offrir.

Il est tout aussi simple de participer à cet effort qui demande peu mais qui peut rapporter beaucoup : envoyer ou déposer (par ex.) les cordes que vous venez de changer dans les différents points de collecte du territoire.

Inutile de préciser que tout musicien, particuliers ou professionnels, peut participer et que les magasins musicaux, écoles de musique, studios etc. sont invités à se joindre au réseau des partenaires.

Bref, si vous avez quelques paires de cordes à changer, éviter leur le sac poubelle (qui ne vous dira de toute façon pas merci !) et faites en des « Power cordes » !…

arecycler

Fred.

She got the Loog that Kill !

Bonjour,

Une fois n’est pas coutume, nous allons le temps d’un post et à l’approche de Noël, laisser les guitares des grands pour nous intéresser à celles de nos tendres chérubins. ;-)

Un certain nombre de marques produisent des modèles pour les enfants qui sont des répliques (d’ailleurs plutôt fidèles) mais en « miniatures » de celles construites pour leurs ainés : manche plus court avec un nombre de cases évidemment réduit, couleurs éventuellement (mais pas forcément) acidulées… à part ces particularités, elles ont tout d’une « grande ». Et justement, c’est bien là le problème…

Un enfant n’est pas « un adulte en modèle réduit » que l’on sache… il a en effet une perception différente des choses, des besoins et une sensibilité à l’ergonomie, autres… !  Un manche même réduit sera quasi aussi large et aura toujours 6 cordes sur lesquels les doigts d’un(e) môme vont se perdre : hors de question de faire des barrés et des accords avec le pouce par dessus le manche… (on pousse « un peu », mais vous saisissez l’idée ;-) )

Aussi pour espérer sensibiliser le guitariste en herbe à la pratique musicale (qui peut être d’ailleurs ne l’intéressera finalement pas), le bon sens voudrait qu’on revoit la conception d’un instrument de manière à n’en garder que la substantifique moelle mais en l’adaptant à l’enfant.

C’est ce qu’a magnifiquement réalisé la société Loog avec sa guitare éponyme dont on se demande, comme toutes excellentes idées, pourquoi n’y a t-on pas pensé plus tôt…
C’est qu’il y a plus d’un effet « kiss cool » à ce petit objet : le plaisir d’avoir à le monter soi même avant de pouvoir en jouer…
On est évidemment loin du « stage de lutherie », mais par l’entremise d’un aspect ludique (on a affaire à des enfants !), voilà qui initiera (mine de rien) notre apprenti(e) guitariste aux différentes pièces composants l’instrument (aussi simple soit sa conception).

A quoi ressemble donc cette six cordes ? Et pan, sur le manche ! Car il n’y a que… trois cordes tendues sur ce manche logiquement moins large… mais qui siéra tellement mieux aux petites menottes (« Et pis d’abord, ch’te f’rai dire que les Presidents Of The USA i’ z’ont que deux cordes à leur guitare ! » ;-) )
Mais trêve de puérilité, on est bien en présence d’un instrument totalement redessiné pour l’enfant en termes d’encombrement et de confort de jeu, qui fait de cet objet une espèce de « jouet un peu sérieux« … avec « Custom Shop » s’il vous plait…

Et puisqu’on parle de jeu justement, ça donne quoi ?

Pour un coup d’AC /d’essai, c’est un coup de maître… n’est-il pas ?

Bref, une petit guitare bien maline à ne pas prendre pour plus qu’elle n’est mais qui permettra d’initier les marmots à la pratique guitaristique par l’entremise du jeu.
A condition bien sûr un jour d’en sortir s’ils leur venaient l’envie de poursuivre…

Et qui sait un jour peut être, devenus célèbres avec de vraies guitares quand ici même le Pierrot leur demandera : « Quelle fut ta première guitare ?… » ils répondront fièrement et un brin nostalgiques :  »Une Loog !… »

Une petite dernière pour la route : un p’tit Chuck Berry On Stage de derrière les fagots avec line-up en brochette de guitaristes façon « Rock Sudiste » ;-)

Fred.

Jeu en improvisation ? :
Jammette sans mes dés !

Bonjour,

Décidément (bis repetita), il y a des tas de chemins pour faire des découvertes…
On nous laisse un commentaire sur ce post et au delà du très bon complément que son auteur y apporte, on tombe au gré des liens associés sur Jammette, un jeu d’impro. et de dés (car c’est un vrai jeu !) pour guitaristes !
Son intelligence tient à son extrême simplicité (ça va souvent de paire, n’est-il pas ?). Ainsi et à l’instar d’un jeu de plateau, on y joue à l’aide de dés particuliers puisque leurs faces affichent des concepts musicaux en lieu et place des classiques chiffres de 1 à 6.
Les cinq dés font respectivement référence à la couleur, la tonalité, l’altération, l’armure et la cadence.

Pour résumer (consulter toutes les explications en schémas et en détails), il suffit donc de jeter les dés pour obtenir une combinaison à traduire ensuite sur son manche ; un jeu à double détente donc (dans tous les sens du terme) : à vous de jouer, et… à vous de jouer. ;-)

On peut déjà imaginer de futures variantes comme en cas d’erreur de transcription, aller à la « case (c’était trop tentant !) prison » sans toucher les royalties… (on prend 50% pour la prochaine version). ;-)

Plus sérieusement, on sera plus à l’aise évidemment si on connaît ses fondamentaux théoriques (notamment l’harmonie) mais le jeu s’adresse aussi aux débutants, aidés qu’il seront grâce à des tableaux qui leur permettront de faire les associations entre ce qu’affichent les dés et ce qu’il convient de jouer.
Et là… vous me voyez arriver… du jeu à la pédagogie il n’y a qu’un pas… car voilà un outil complémentaire pour apprendre, réviser ou pratiquer ses basiques en s’amusant ; que cela soit en solo ou en groupe.

Bref, voilà une ex-cel-lente initiative car il serait grand temps de prendre le jeu au sérieux (vous avez dit « serious game » ?) dans les processus d’apprentissage (en musique comme ailleurs…).
Il devient en effet anachronique de continuer à apprendre comme au siècle dernier (!) d’autant plus dans le domaine musical où l’objectif est de se faire PLAISIR et de JOUER (tiens c’est le même verbe, dites donc…).

Pas complètement convaincus ou intrigués ? Le mieux c’est de se faire une petite partie en images et en musique, en Dé majeur bien sûr ;-)

Fred.

Phil The (a)X(e) Man !

Bonjour,

On vous a déjà présenté les vidéos (ici ou encore ) du délirant mais ô combien talentueux Phil X (« Heyyy.. it’s Phillll Axxeeeee !! » comme il se présente à chaque introduction) qui passe en revue tout ce que l’histoire de nos chères six cordes a pu enfanter comme modèles…

Après un petit break de quelques mois, les reviews sont de retour toujours en partenariat avec FrettedAmericana mais dans un superbe studio l’Atrium Studio (« petit » chez soi visiblement de Tommy Lee, remercié dans le générique).

Notre bonhomme n’a rien perdu de sa verve, de son bagout et surtout de son toucher ébouriffant (et pas seulement parce que ça arrache, certains doigtés sont juste… aïe aïe aïe…).

Preuve en est avec cette review de la Les Paul Junior millésimée 1955 dont il fait cracher les tripes !


Et sinon, on remarquera quelques petits changements de bande son en début et fin de vidéo, extraits de titres jamais entendu et pour cause… puisqu’ils font partie du prochain album que Phil X & The Drills (le groupe dans lequel il sévit donc) est en passe de sortir, gentiment intitulé « We Play Instruments N Sh!t« , tout un programme ;-)

On pourra même entre autres bons plans, se délecter dans la vidéo d’un assez long extrait (entre 1’49″ et 2’30″) qui laisse présager que du bon de ce nouvel album qu’on ne manquera pas de chroniquer à sa sortie.

Si un jour l’ami Pierre nous le coince derrière un micro (moi j’dis ça, j’dis rien…), on ne manquera pas de lui demander ses influences (même si on croit deviner « un peu ») et d’où lui vient son phrasé (verbal celui-là) supersonique (des mêmes influences p’t'êt’e bien).

En attendant, calez vous bien dans votre chaise et profitez de cette décapante (pléonasme) vidéo du déjanté Phil X au générique final… cartoonesque ! ;-)

Fred.

 

Parce que votre guitare le VAULT bien… !

Bonjour,

Dweezil Zappa est décidément un bon gars… et ne parlons même pas comme guitariste (…!) ; ‘ faut dire qu’il a eu de très bonnes influences ;-)
Preuve en est à nouveau avec cette initiative qu’il a lancée il y a un peu plus d’un mois : Guitar Vaults.

L’idée est des plus simples : les guitares sont aussi des objets de convoitise et quand on connait la « valeur marchandes » de certains modèles de par leur millésime ou la célébrité de leur propriétaire (voire les deux cumulés !), on n’est malheureusement pas surpris du nombre d’instruments dérobés au grès de tournées ou au domicile des guitaristes…

Si on ne pourra jamais totalement empêcher de tels vols (autant s’échiner à changer la nature humaine…), on peut essayer d’en dissuader leurs auteurs en rendant visible à la planète entière, la disparition des instruments… une sorte de « missing in action » version six cordes !
Voilà en résumé l’objet de Guitar Vaults ; sachez que ça marche aussi si la guitare a été égarée (il n’y pas que le vol dans la vie) et surtout qu’il n’est pas nécessaire d’être une légende de la guitare pour utiliser le service !

Il suffit donc de déclarer sur le site la guitare volée en créant une fiche la plus détaillée possible de la belle (comme cette superbe explorer… même modèle que celle joué par Rick Meldocke de Blackfoot en son temps). En effet, plus précise sera sa description et plus grandes seront les chances de pouvoir la repérer et donc la récupérer.
Et comme il vaut mieux prévenir que guérir, il est également fortement recommandé de créer sa fiche même si vol ou perte n’a pas encore frappé à votre porte (voir les dernières fiches créées) parce que, primo ça sera fait et deuxio, cela peut être justement dissuasif.

Alors évidemment, il y a tellement (tellement…) plus grave que ça dans la vie que de perdre ou se faire voler un instrument de musique (tout ceci n’est que matériel…) mais pour le professionnel (pas forcément renommé), cela représente un véritable instrument (sans mauvais jeu de mot) de travail ; sans compter l’aspect affectif qui peut y être attaché…

Bref, grâce à Dweezil… Zappa possible de toucher à ma guitare ! ;-)

Fred.

Night Of The Guitars 2012 : On tour !

Bonjour,

Un bel événement guitaristique à signaler pour cet automne avec Night Of The Guitars… et du beau monde sur scène bien sûr !

  • Uli Jon Roth, ex lead guitar de Scorpions (période 70′s, avant donc l’arrivée de Matthias Jabs), d’Electric Sun et désormais en solo (pour celui qui aime la guitare psychédélique, c’est un régal !)
  • Pat McManus « The Professor » ex Mama’s Boys et désormais à la tête du Pat McManus Band dans une veine plus blues (on vous conseille l’album 2PM vraiment très bon)
  • Stan Skibby qui se propose de rendre hommage au Voodoo Child, mister Hendrix…

Du beau monde en tournée donc dont il néanmoins difficile de connaître les différentes dates de passage… (impossible d’identifier un quelconque site officiel, sans compter le nombre d’événements reprenant cette appellation…).

Au minimum, à signaler donc :

N’hésitez pas à compléter en nous laissant un commentaire si vous aviez connaissance d’autres dates en France ou tout simplement si vous assistiez à une de ces belles soirées !

Fred.

La Bible des guitaristes existe !

Bonjour,

Oui, elle existe… car je l’ai lue… et quiconque fera de même verra la « lumière guitaristique » !
Mais trêve de mysticisme instrumental ;-) de quoi s’agit-il ?…
D’un livre, d’un simple livre intitulé « LE SECRET DES (VRAIS) GUITARISTES » qui se pose là… et dont on se demande pourquoi ses préceptes ne sont pas plus connus, appris, diffusés, évangélisés au sein de notre chère communauté guitare !

Découvert par rebonds hypertextes en partant de cet excellent article du « Blog qui gratte » pour aboutir sur le non moins excellent « La guitare pour tous« , ce petit bijou de 125 pages traduit en français est l’oeuvre de Jamie Andreas ; guitariste classique et professeur (et on comprend pourquoi !).

Alors, qu’est-ce donc ? Une liste de tout ce qu’il faut posséder comme matériel pour avoir enfin LE SON ultime ? Nann… Une méthode pour apprendre les notes et accords du manche en moins de temps qu’il ne faut pour dégainer son médiator ? Nann plus… Les astuces pour donner vie à son jeu et une âme à ses notes ? Hmm… nann, vraiment rien de tout ça…

En fait, vous n’y êtes pas du tout car on se situe bien, bien plus en amont de toute ces choses (fort utiles par ailleurs pour compléter la panoplie) : ce livre vous fera découvrir et apprendre tout ce qu’il convient de savoir sur le rapport corporel et donc physique que l’on a (forcément) avec l’instrument… (avant de jouer et pendant qu’on joue).

Partant en effet du constat (c’est l’expérience pédagogique de la dame qui parle…) que tout guitariste adopte (et visiblement on « gagne » à tous les coups) de mauvaise postures avec sa guitare, il prendra alors fatalement de mauvaises habitudes de jeu, créant alors pénibilité, frustrations et au final, ralentissement voire arrêt des progrès et ce, malgré une pratique intensive et régulière… Ca calme hein ?…

Autrement dit et par le menu détail, l’ouvrage n’a de cesse de faire prendre conscience des multiples interactions dans la « chaîne musculaire » (épaules -> bras -> avant-bras -> poignet -> doigts) et de son impact inévitable sur le jeu.

Ainsi apprendra-t-on des concepts et outils aussi divers que « l’attention tournante », le « suivi », la pause », « l’entraînement no tempo » etc. et avant même de jouer quoi que ce soit, la manière de s’asseoir pour pratiquer : « position classique » (comme les guitaristes du même nom, fortement conseillée et personnellement aussitôt adoptée !) ou « position décontractée » (comme on a beaucoup plus l’habitude de faire…).

Le livre est parsemé d’une quarantaine de photos qui illustrent les concepts par le biais d’une guitare classique.
Si l’on en possède une plutôt avec des « bouts très pointus » et que l’on fait du « métal gros, gras et velu », ne pas vous dire que ce livre n’est pas pour vous !
Il concerne tous les guitaristes, tous les styles et techniques de jeu puisqu’il évoque aussi bien le jeu au doigt qu’au médiator. Sa lecture est donc universelle…

Verdict ?…

Les plus :

  • Le concept même du livre : cette nécessaire prise de conscience générale pour faire des progrès et les maintenir
  • une pédagogie à toute épreuve : tous les conseils sont prodigués avec infinies clarté et précision et surtout, ils sont ar-gu-men-tés ! (« si l’on doit réaliser telle chose de telle façon, c’est pour telle raison afin d’éviter tel travers »)
  • La structure de la démarche générale avec son triptyque principes – outils – exercices
  • Certains constats peuvent être faits sans même avoir sa guitare avec soi (il y a malheureusement des exceptions, voir ci-dessous) comme par ex. la découverte des muscles sollicités selon les mouvements effectués dans le jeu.

Les moins :

  • si tout y est bien décrit, certains exercices ne peuvent se réaliser sans guitare (sauf à posséder une faculté à se créer des images mentales d’un rare réalisme ;-) ) ; on ne pourra donc profiter de sa lecture complète par ex. en déplacement
  • malgré la présence de photos d’illustration, l’absence de vidéos intégrées (il faudrait qu’il soit au format eBook…) se fait parfois sentir pour rendre certains exercices décrits, plus facilement applicables (v. vidéo en fin d’article qui pourrait être une illustration)
  • la mise en application des concepts ajoutera forcément un temps supplémentaire à sa pratique instrumentale (et pendant ce temps là, on ne joue pas…). Critique néanmoins à modérer tant on n’a rien sans rien : comme tout investissement, ce temps nécessaire à prendre (et non « à perdre« ) permettra d’en gagner beaucoup à long terme…

Conclusion

S’il peut être par moment perçu comme le « Tai Chi appliqué à la guitare » (le côté « prise de conscience de mon corps » peut éventuellement agacer quand on veut plutôt envoyer du bois), ce livre est néanmoins in-con-tour-na-ble car il vous dit vos quatre vérités et vous assène des fondamentaux qu’on avait fini par oublier, voire, dont on ignorait l’existence…

Bref, il se propose en quelque sorte de « prier pour nous » (pauvres shredders ;-) ) en ramenant dans le droit chemin, les brebis égarées que nous sommes …
Il devrait donc être déclaré d’utilité publique, remboursé par la Sécu. et placé dans les tiroirs de chevets de toute chambre d’hôtel !

Et avant de vous quitter mes bien chers frères, je vous laisse avec cette réflexion d’une infinie sagesse :

« J’ai appris au fil des années que nous méritons chaque chaque erreur que nous faisons, nous les avons créées et induites par la façon dont nous nous sommes entrainés »

Et pour verser les deniers nécessaires à l’atteinte de la « béatitude instrumentale » ;-) , c’est par ici

Fred.