Affre…! Pas Gaucher et pas Petit ce trio !

melodymakers_afficheBonjour,

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’assister à un Master Class, précipitez-vous au premier qui se présente près de chez vous (pour peu qu’il sied à vos goûts musicaux bien sûr), vous ne le regretterez pas !

Nous avons assisté avec Pierre la semaine dernière à celui de Pierrejean Gaucher et de son fabuleux trio Melody Makers à l’école Atla ; inutile de vous dire que nous nous sommes ré-ga-lés !…

Il existe plusieurs formules de Master Class, celui-ci n’était pas axé sur la pratique mais invitait, via la découverte de l’univers musical du trio, à mieux comprendre comment pouvait se bâtir un titre ; au travers de sa structure, son ambiance ou de l’interaction générale entre les musiciens.

Une réussite d’abord dans le rythme (c’est le cas de le dire ;-) mais j’y reviendrai…) de cette session, puisque le set du groupe était émaillé (environ tous les 3 ou 4 titres), de commentaires de Pierrejean Gaucher sur leur genèse et comment ils avaient été abordés musicalement.

Evidemment ensuite dans le set lui même qui visita les deux albums du trio Melody Makers, celui de 2009 (album composé de reprises de titres célèbres Pop / Rock à la sauce Jazz) et Melody Makers II tout récemment sorti fin 2012.
Que dire… si ce n’est du grand Art couplé à de la haute voltige ! Ces trois musiciens s’entendent (et s’entendent !) parfaitement musicalement et leur complicité n’a d’égal que leur dextérité…
Il était d’ailleurs tout aussi intéressant d’écouter le trio (surtout dans de telles conditions de proximité) que de les observer se regarder : on devinait un « tiens, je prends ce chemin, tu me suis ?!… » par ci ou un « Allez, on raccroche les wagons après cette mesure… » par là…

melodymakers_masterclass

Si nous fûmes scotchés sur Pierrejean dont le jeu tout en nuance fait grand emploi du vibrato et de la pédale d’expression, on n’en pinçait pas moins pour ses deux bandmates car quels musiciens ceux-là aussi !…
Un violoncelliste électrique, Clément Petit, qui manie son instrument tant à l’archet qu’au doigt, sortant des sons pas possibles et qui fredonne en arrière plan note pour note ses phrases d’impro. …
Quant au batteur… Cédric Affre, laissez-moi vous dire (pour être « batteur refoulé » moi même ;-) ) que ce type est E-NOR-ME ! Là aussi, baguettes ou balais métalliques, rythmes variés, tout en douceur ou en puissance… la très grande classe…

Enfin, quel plaisir de terminer après la fin du set par une série d’échanges entre l’auditoire et le groupe sur tout un ensemble du sujets, évidemment musicaux et instrumentaux.
J’ai lancé la discussion en demandant à Pierrejean pourquoi les Jazzmen utilisaient si peu (voire pas du tout) les bends dans leur jeu

Hormis les tirants de cordes sur certains modèles de guitare Jazz rendant la chose impossible, il reconnut en effet (même si certains grands guitaristes n’ont pas besoin de cette technique pour enrichir leur palette) qu’il s’agissait bien là d’un espace d’expression pour lequel il n’y avait pas encore de passerelle entre les deux mondes Jazz et Pop-Rock…

Fut également abordé un thème ô combien important en musique et pour le jeu en groupe, celui du rythme ! On eut droit à un rappel des fondamentaux par Cédric concernant la différence entre tempo et rythme… Et donc ? : faites nous part de vos définitions dans les commentaires ! (sans aller fureter sur la toile, cela va sans dire ;-) ) Et le Trio se fendit d’une démonstration par l’exemple sur la notion toute relative du rythme qui peut évidemment varier tout au long d’un morceau…

Bref, une soirée pleine de bonne nourriture pour les oreilles et la tête avec des musiciens tout aussi talentueux qu’érudits de science musicale et qui plus est, non dénués d’humour puisque les chambrages entre les membres n’ont pas manqué sur les petits défauts dont chacun s’affuble à son poste de musicien… ;-)

Du Master Class de chez classe !

Fred.

Du côté de chez Pierre…

proustrevisitéBonjour,

Comme annoncé par Pierre, la Chaine Guitare a fêté ses 4 ans il y a quelques jours… mais avouez qu’on n’allait pas se contenter de simples relais sur les réseaux sociaux pour un tel événement ! ;-)

Aussi, me suis-je emparé du « micro » du Pierrot pour aller interviewer le Boss himself et lui extirper quelques confidences sur cette belle aventure en général et la guitare en particulier…

Et quoi de mieux pour un tel exercice que de revisiter le questionnaire de Proust et le mettre ainsi à l’épreuve guitaristique…

La vertu que tu apprécies chez un guitariste ?
L’économie

Et ce que tu détestes le plus ?
Le bavardage

Ton principal défaut en tant que guitariste ?
Jouer mécaniquement plutôt que musicalement

Et ta principale qualité ?
Le feeling que j’arrrive parfois à injecter dans certaines notes mais pas aussi souvent que je ne le voudrais…

La marque de guitare pour laquelle tu serais prêt à te damner ?
Paul Reed Smith

Ton Guitar Hero ultime ? (néerlando-américain de préférence, non je blague… ;-) )
Billy Gibbons

La faute guitaristique pour laquelle tu as le plus d’indulgence ?
L’énergie débordante mal contrôlée

Et celle qu’il faut châtier absolument ?
Jouer trop de notes inutiles

Le bonheur absolu pour un guitariste, ça serait ?
Jouer la bonne note au bon moment

Et le comble de la misère ?
Jouer sans écouter les autres

Si tu ne devais garder qu’UNE seule de tes guitares ? (allez, allez… un effort !)
Ma Strato. Clapton de 1998 achetée à New York chez Sam Ash sur la 48e rue

L’interview de la Chaîne Guitare qui t’a le plus fait triper ?
- Par téléphone : celle de Steve Vai
- En face à face : celle de Bertignac car c’est sur ses riffs que je me suis cassé les doigts sur ma première folk

Et celle qui t’a le plus fait flipper ? (mais du genre bien comme il faut hein ?!)
Aucune vraiment.
Bien sûr Popa Chubby m’a foutu un peu les jetons lors de la première interview en me disant qu’il arrêterait l’entretien si mes questions venaient à l’ennuyer mais finalement, ça s’est très bien passé et on a même refait une autre interview plus tard en session vidéo

LE guitariste que tu rêverais d’interviewer ?
Mark Knopfler

Si tu devais résumer la Chaîne Guitare en une devise (autre que celle du futur pitch… ;-) )
Du contenu audio et vidéo passionnant sur la guitare fait par un passionné

Enfin, ce que tu aimerais que te dise l’équipe du Founder Institute à la fin de ton pitch dans quelques mois ?
Tout est parfait, il n’y a plus qu’à exécuter le plan !

C’est tout le mal (et le bien !) qu’on te souhaite et merci de t’être prêté au jeu… bien en rythme et tout en toucher (cela va sans dire ! ;-) )

Fred.

 

Aïeee Scream Man !

Cher Pierre,

Alors cette Frankenstrat ?… Comment l’as tu trouvée ?… J’espère qu’elle était à ton goût et que tu as pu te délecter de quelques « Bownies sonores » ;-)

image infirmiere VH

Comme évoqué lors de notre précédent échange, il était normal que tu en tâtes mais ce que les lecteurs ne savent pas c’est que tu l’as accueillie en pension beaucoup plus tôt que prévu…

En effet, après trois semaines de jeu, non pas intensif (quoiqu’il n’est jamais de tout repos de jouer mister Eddie…) mais régulier avec la Frankenstrat, je me suis déclenché une belle… tendinite à l’épaule ; une première pour moi après toutes ces années de guitare !…

BDtendinite

« Le monstre » ne serait-il donc jouable que par son seul créateur ?… ;-)
Non bien sûr… mais alors quelles peuvent être les raisons de ce Guitar elbow ?…
Déjà, la bête « pèse un cheval mort » (à moins que cela soit un bœuf mort, on ne sait plus trop maintenant…) ce que tu m’as d’ailleurs confirmé lorsque tu l’as eue en ta possession.

Ce n’était donc pas une vue de l’esprit et effectivement quand on prend l’instrument à une main pour la soulever de son stand, on se dit : « Ouh…là… c’est pas en balsa c’t'affaire ! »
Rien qui ne… « frêne » ;-) l’envie de jouer mais c’est à noter et c’est d’ailleurs de ce bois là dont tu comptes te chauffer pour ta propre Frankenstrat

Autre élément non négligeable est la forme de la caisse moins compacte que sur la Wolfgang et notamment l’arrondi arrière plus proéminent ; là où le coude vient reposer…
OK mais la faute exclusive au matos hein… c’est un peu facile et ‘ s’agirait de regarder aussi du côté des habitudes du guitariste

Qu’en est-il donc à ce niveau là ?
Alors que j’avais adopté une posture « guitare classique« , fort des préceptes de cet bienpasbienexcellent livre que j’avais pourtant chroniqué (et adopté !), j’avais repris depuis quelques mois la position dite « décontractée« … Non par lassitude pour la première, mais faute d’avoir un vrai repose pied, j’ai tout simplement opté pour la solution de facilité en ré-adoptant la seconde…

Comme souvent, les problèmes surviennent quand plusieurs choses se cumulent… et résultat au bout de quelques semaines : poids + forme + mauvaise position = violente tendinite à plus pouvoir tenir un médiator…
Le comble et le paradoxe c’est d’avoir senti comme des signes avant coureur pendant le jeu et de m’être pourtant arrêté pour corriger la position du bras… mais c’est la posture du corps dans son ensemble qui ne convenait pas.

Bref, la morale de l’histoire c’est qu’il faut relire la Bible (« Le secrets des vrais guitaristes » donc) mais surtout l’appliquer (!) avec rigueur en adoptant une bonne position et s’y tenir !
Je te rassure, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir (maintenant que j’ai ré-adopté une bonne position) ; la nouvelle étant : on peut donc dompter la Frankenstrat !

La preuve en audio et en forme de pied de nez puisque si j’ai connu « The Full Bug« , ça ne m’empêche plus de le jouer ! ;-)


Fred. « Docteur EVH »

Une Frankenstrat peut en cacher une autre…

Eddie1Cher Pierre,

Admirateur absolu comme toi d’Eddie Van Halen et « Docteur EVH » auto-proclamé ;) ton projet Frankenstrat ne pouvait que m’enthousiasmer !
Qui n’a pas fantasmé devant cette énigmatique « Strat » sur la pochette de l’ébouriffant 1er album dont les stripes mêmes s’en trouvaient décoiffées ?…Les récentes circonstances ont voulu que je réalise, avant toi, ce qui n’était pas un projet pour moi, et tout ça finalement grâce à toi…

Comme on aura sûrement perdu du monde là ;-) , en résumé donc : je tiens aussi ma Frankenstrat sur laquelle tu m’as très gentiment (et très sportivement !) branché (dans tous les sens du terme) vu que « l’occasion faisait le larron » ! (voilà, les lecteurs sont revenus…).

F&WAprès quelques semaines de découverte, laisse moi te donner quelques premières sensations différentes par rapport à sa petite sœur la Wolfgang ; puisqu’un comparatif de spécs serait tout aussi ennuyeux qu’inutile (un peu plus de 30 ans séparent ces deux guitares…).

Évidemment et tout le monde l’aura compris, on parle ici d’une copie néanmoins très fidèle à l’originale (jusqu’aux attaches de sangle rustiques !) ; la seule différence majeure étant qu’elle est équipée d’un vibrato Floyd avec D-Tuna et non d’un modèle vintage type strat.

Intéressons-nous donc aux particularités de la bête purement liées au jeu… : cette chère Frankenstrat fait définitivement prendre conscience d’une chose essentielle concernant le père Ed. (on le savait, mais ça confirme !) c’est qu’une bonne partie de son jeu est… percussif !
Il ne faut en effet pas oublier que notre bonhomme dans sa prime jeunesse a tâté du piano, puis de la batterie avant de jeter son dévolu sur la six cordes… ceci expliquant évidemment cela…

Pourquoi l’évoquer ? Tout simplement parce que les cordes de la Frankenstrat sont, « un peu plus qu’un chouille » éloignées du manche par rapport à celle de la Wolfgang.
« Et donc » me demanderas-tu ?… 
La course de la corde, avant que celle-ci ne vienne s’écraser sur le manche, étant plus importante, le jeu percussif devient plus évident voire rendu quasi obligatoire, avec la Frankenstrat !
StringsWVsF

 Je m’en suis rendu compte en plaçant (après quelques jours à peine) certaines rythmiques plus facilement sur la Frankenstrat que sur la Wolfgang (un comble quand on connait le confort de cette guitare !), notamment les riff (intro et thème principal) de « Beautiful Girls« , parmi les plus difficiles à réaliser (selon moi) du répertoire d’EVH ; non par leur complexité d’accords (très simples, excepté un !) mais par… ce swing inimitable qui fait toute la saveur de ce titre…
Dans la même veine de « jeu en percussion » facilité par le « monstre », je pourrais citer aussi « On Fire« , « Atomic Punk » ou encore « The Full Bug » (« Diver Down » bien sûr et pas « VH I »)

Le riff de « Beautiful Girls » interprété sur ma Frankenstrat branchée sur Guitar Rig:


Mais à tout avantage son revers… puisque certaines techniques demandent plus d’efforts sur la Frankenstrat tels les « Unisson bends » ces fills (et il sont légions) qui remplissent « Fools » en fin de titre… alors que sur la Wolfgang, la proximité des cordes aidant, c’est de la pure crème à jouer…

Voilà donc pour quelques sensations de prise de contact avec la Frankenstrat, en pension  chez toi pour quelques semaines, parce que c’était tout d’abord la moindre des choses ;-) et aussi parce qu’elle m’a rappelé à l’ordre concernant certains fondamentaux déjà longuement évoqués ici… et dont le non respect a eu pour conséquence :

Somebody get me a doctor (oh, yeah !)
Somebody get me doctor (Oooh, Oooh !)
Somebody get me doctor (Aaah, Yeah !)
(Oooh !)
Somebody give me a shot !

Fred. « Docteur EVH »

Pratiquons le SolidAIR Guitar…!

20121218-132444.jpgBonjour,

En cette période où les temps sont difficiles pour bon nombre de personnes sur cette planète, pratiquer un instrument (quel que soit son niveau), peut être vu comme une espèce de « loisir privilégié » ou une futilité à côté des besoins vitaux…
C’est néanmoins oublier que la musique (entre autres) a souvent permis à certains peuples ou communautés, de s’arracher en partie à leur difficile condition… et d’enfanter par la même occasion des styles musicaux majeurs toujours pratiquer de nos jours ; you got the Blues ?…

Alors, la solidarité peut être aussi musicale surtout quand elle s’élargit à d’autre domaines tels que la santé ou le développement durable.
C’est l’objet de Music Solidarity dont il est bon de rappeler l’existence en cette période festive… le principe est simple : recycler ou valoriser le matériel musical (cordes, cymbales, lampes d’amplis etc.) pour leur redonner une seconde vie instrumentale mais également récolter de vieux instruments toujours en état de marche pour en faire bénéficier ceux qui ne peuvent s’en offrir.

Il est tout aussi simple de participer à cet effort qui demande peu mais qui peut rapporter beaucoup : envoyer ou déposer (par ex.) les cordes que vous venez de changer dans les différents points de collecte du territoire.

Inutile de préciser que tout musicien, particuliers ou professionnels, peut participer et que les magasins musicaux, écoles de musique, studios etc. sont invités à se joindre au réseau des partenaires.

Bref, si vous avez quelques paires de cordes à changer, éviter leur le sac poubelle (qui ne vous dira de toute façon pas merci !) et faites en des « Power cordes » !…

arecycler

Fred.

She got the Loog that Kill !

Bonjour,

Une fois n’est pas coutume, nous allons le temps d’un post et à l’approche de Noël, laisser les guitares des grands pour nous intéresser à celles de nos tendres chérubins. ;-)

Un certain nombre de marques produisent des modèles pour les enfants qui sont des répliques (d’ailleurs plutôt fidèles) mais en « miniatures » de celles construites pour leurs ainés : manche plus court avec un nombre de cases évidemment réduit, couleurs éventuellement (mais pas forcément) acidulées… à part ces particularités, elles ont tout d’une « grande ». Et justement, c’est bien là le problème…

Un enfant n’est pas « un adulte en modèle réduit » que l’on sache… il a en effet une perception différente des choses, des besoins et une sensibilité à l’ergonomie, autres… !  Un manche même réduit sera quasi aussi large et aura toujours 6 cordes sur lesquels les doigts d’un(e) môme vont se perdre : hors de question de faire des barrés et des accords avec le pouce par dessus le manche… (on pousse « un peu », mais vous saisissez l’idée ;-) )

Aussi pour espérer sensibiliser le guitariste en herbe à la pratique musicale (qui peut être d’ailleurs ne l’intéressera finalement pas), le bon sens voudrait qu’on revoit la conception d’un instrument de manière à n’en garder que la substantifique moelle mais en l’adaptant à l’enfant.

C’est ce qu’a magnifiquement réalisé la société Loog avec sa guitare éponyme dont on se demande, comme toutes excellentes idées, pourquoi n’y a t-on pas pensé plus tôt…
C’est qu’il y a plus d’un effet « kiss cool » à ce petit objet : le plaisir d’avoir à le monter soi même avant de pouvoir en jouer…
On est évidemment loin du « stage de lutherie », mais par l’entremise d’un aspect ludique (on a affaire à des enfants !), voilà qui initiera (mine de rien) notre apprenti(e) guitariste aux différentes pièces composants l’instrument (aussi simple soit sa conception).

A quoi ressemble donc cette six cordes ? Et pan, sur le manche ! Car il n’y a que… trois cordes tendues sur ce manche logiquement moins large… mais qui siéra tellement mieux aux petites menottes (« Et pis d’abord, ch’te f’rai dire que les Presidents Of The USA i’ z’ont que deux cordes à leur guitare ! » ;-) )
Mais trêve de puérilité, on est bien en présence d’un instrument totalement redessiné pour l’enfant en termes d’encombrement et de confort de jeu, qui fait de cet objet une espèce de « jouet un peu sérieux« … avec « Custom Shop » s’il vous plait…

Et puisqu’on parle de jeu justement, ça donne quoi ?

Pour un coup d’AC /d’essai, c’est un coup de maître… n’est-il pas ?

Bref, une petit guitare bien maline à ne pas prendre pour plus qu’elle n’est mais qui permettra d’initier les marmots à la pratique guitaristique par l’entremise du jeu.
A condition bien sûr un jour d’en sortir s’ils leur venaient l’envie de poursuivre…

Et qui sait un jour peut être, devenus célèbres avec de vraies guitares quand ici même le Pierrot leur demandera : « Quelle fut ta première guitare ?… » ils répondront fièrement et un brin nostalgiques :  »Une Loog !… »

Une petite dernière pour la route : un p’tit Chuck Berry On Stage de derrière les fagots avec line-up en brochette de guitaristes façon « Rock Sudiste » ;-)

Fred.

Jeu en improvisation ? :
Jammette sans mes dés !

Bonjour,

Décidément (bis repetita), il y a des tas de chemins pour faire des découvertes…
On nous laisse un commentaire sur ce post et au delà du très bon complément que son auteur y apporte, on tombe au gré des liens associés sur Jammette, un jeu d’impro. et de dés (car c’est un vrai jeu !) pour guitaristes !
Son intelligence tient à son extrême simplicité (ça va souvent de paire, n’est-il pas ?). Ainsi et à l’instar d’un jeu de plateau, on y joue à l’aide de dés particuliers puisque leurs faces affichent des concepts musicaux en lieu et place des classiques chiffres de 1 à 6.
Les cinq dés font respectivement référence à la couleur, la tonalité, l’altération, l’armure et la cadence.

Pour résumer (consulter toutes les explications en schémas et en détails), il suffit donc de jeter les dés pour obtenir une combinaison à traduire ensuite sur son manche ; un jeu à double détente donc (dans tous les sens du terme) : à vous de jouer, et… à vous de jouer. ;-)

On peut déjà imaginer de futures variantes comme en cas d’erreur de transcription, aller à la « case (c’était trop tentant !) prison » sans toucher les royalties… (on prend 50% pour la prochaine version). ;-)

Plus sérieusement, on sera plus à l’aise évidemment si on connaît ses fondamentaux théoriques (notamment l’harmonie) mais le jeu s’adresse aussi aux débutants, aidés qu’il seront grâce à des tableaux qui leur permettront de faire les associations entre ce qu’affichent les dés et ce qu’il convient de jouer.
Et là… vous me voyez arriver… du jeu à la pédagogie il n’y a qu’un pas… car voilà un outil complémentaire pour apprendre, réviser ou pratiquer ses basiques en s’amusant ; que cela soit en solo ou en groupe.

Bref, voilà une ex-cel-lente initiative car il serait grand temps de prendre le jeu au sérieux (vous avez dit « serious game » ?) dans les processus d’apprentissage (en musique comme ailleurs…).
Il devient en effet anachronique de continuer à apprendre comme au siècle dernier (!) d’autant plus dans le domaine musical où l’objectif est de se faire PLAISIR et de JOUER (tiens c’est le même verbe, dites donc…).

Pas complètement convaincus ou intrigués ? Le mieux c’est de se faire une petite partie en images et en musique, en Dé majeur bien sûr ;-)

Fred.

Phil The (a)X(e) Man !

Bonjour,

On vous a déjà présenté les vidéos (ici ou encore ) du délirant mais ô combien talentueux Phil X (« Heyyy.. it’s Phillll Axxeeeee !! » comme il se présente à chaque introduction) qui passe en revue tout ce que l’histoire de nos chères six cordes a pu enfanter comme modèles…

Après un petit break de quelques mois, les reviews sont de retour toujours en partenariat avec FrettedAmericana mais dans un superbe studio l’Atrium Studio (« petit » chez soi visiblement de Tommy Lee, remercié dans le générique).

Notre bonhomme n’a rien perdu de sa verve, de son bagout et surtout de son toucher ébouriffant (et pas seulement parce que ça arrache, certains doigtés sont juste… aïe aïe aïe…).

Preuve en est avec cette review de la Les Paul Junior millésimée 1955 dont il fait cracher les tripes !


Et sinon, on remarquera quelques petits changements de bande son en début et fin de vidéo, extraits de titres jamais entendu et pour cause… puisqu’ils font partie du prochain album que Phil X & The Drills (le groupe dans lequel il sévit donc) est en passe de sortir, gentiment intitulé « We Play Instruments N Sh!t« , tout un programme ;-)

On pourra même entre autres bons plans, se délecter dans la vidéo d’un assez long extrait (entre 1’49″ et 2’30″) qui laisse présager que du bon de ce nouvel album qu’on ne manquera pas de chroniquer à sa sortie.

Si un jour l’ami Pierre nous le coince derrière un micro (moi j’dis ça, j’dis rien…), on ne manquera pas de lui demander ses influences (même si on croit deviner « un peu ») et d’où lui vient son phrasé (verbal celui-là) supersonique (des mêmes influences p’t'êt’e bien).

En attendant, calez vous bien dans votre chaise et profitez de cette décapante (pléonasme) vidéo du déjanté Phil X au générique final… cartoonesque ! ;-)

Fred.

 

Parce que votre guitare le VAULT bien… !

Bonjour,

Dweezil Zappa est décidément un bon gars… et ne parlons même pas comme guitariste (…!) ; ‘ faut dire qu’il a eu de très bonnes influences ;-)
Preuve en est à nouveau avec cette initiative qu’il a lancée il y a un peu plus d’un mois : Guitar Vaults.

L’idée est des plus simples : les guitares sont aussi des objets de convoitise et quand on connait la « valeur marchandes » de certains modèles de par leur millésime ou la célébrité de leur propriétaire (voire les deux cumulés !), on n’est malheureusement pas surpris du nombre d’instruments dérobés au grès de tournées ou au domicile des guitaristes…

Si on ne pourra jamais totalement empêcher de tels vols (autant s’échiner à changer la nature humaine…), on peut essayer d’en dissuader leurs auteurs en rendant visible à la planète entière, la disparition des instruments… une sorte de « missing in action » version six cordes !
Voilà en résumé l’objet de Guitar Vaults ; sachez que ça marche aussi si la guitare a été égarée (il n’y pas que le vol dans la vie) et surtout qu’il n’est pas nécessaire d’être une légende de la guitare pour utiliser le service !

Il suffit donc de déclarer sur le site la guitare volée en créant une fiche la plus détaillée possible de la belle (comme cette superbe explorer… même modèle que celle joué par Rick Meldocke de Blackfoot en son temps). En effet, plus précise sera sa description et plus grandes seront les chances de pouvoir la repérer et donc la récupérer.
Et comme il vaut mieux prévenir que guérir, il est également fortement recommandé de créer sa fiche même si vol ou perte n’a pas encore frappé à votre porte (voir les dernières fiches créées) parce que, primo ça sera fait et deuxio, cela peut être justement dissuasif.

Alors évidemment, il y a tellement (tellement…) plus grave que ça dans la vie que de perdre ou se faire voler un instrument de musique (tout ceci n’est que matériel…) mais pour le professionnel (pas forcément renommé), cela représente un véritable instrument (sans mauvais jeu de mot) de travail ; sans compter l’aspect affectif qui peut y être attaché…

Bref, grâce à Dweezil… Zappa possible de toucher à ma guitare ! ;-)

Fred.

Night Of The Guitars 2012 : On tour !

Bonjour,

Un bel événement guitaristique à signaler pour cet automne avec Night Of The Guitars… et du beau monde sur scène bien sûr !

  • Uli Jon Roth, ex lead guitar de Scorpions (période 70′s, avant donc l’arrivée de Matthias Jabs), d’Electric Sun et désormais en solo (pour celui qui aime la guitare psychédélique, c’est un régal !)
  • Pat McManus « The Professor » ex Mama’s Boys et désormais à la tête du Pat McManus Band dans une veine plus blues (on vous conseille l’album 2PM vraiment très bon)
  • Stan Skibby qui se propose de rendre hommage au Voodoo Child, mister Hendrix…

Du beau monde en tournée donc dont il néanmoins difficile de connaître les différentes dates de passage… (impossible d’identifier un quelconque site officiel, sans compter le nombre d’événements reprenant cette appellation…).

Au minimum, à signaler donc :

N’hésitez pas à compléter en nous laissant un commentaire si vous aviez connaissance d’autres dates en France ou tout simplement si vous assistiez à une de ces belles soirées !

Fred.